Aperçu du projet

Le projet Parcours dé(t)rangers 

Reportage réalisé par des jeunes de la MJ sur sur le thème de l’immigration. Cet outil donne la parole à une vingtaine de personnes pour les questionner, dont Marco Martiniello (sociologue) que nous sommes allés voir à l’Université de Liège et Laurence Louis, militante liégeoise pour les droits des sans papiers que nous avons vue à l’Académie des Beaux arts où elle est enseignante.

La réalisation du reportage a été finalisée en mai 2019 et un débat en partenariat avec la Maison de la Laïcité de Saint-Nicolas a eu lieu le 17 mai 2019. Les jeunes impliqués dans ce projet et certains jeunes de la danse s’investissent également dans le projet jeunesse nomade depuis février 2019.

Les origines

C’est un projet né durant l’été 2018 lorsqu’une jeune qui fréquente la MJ, nous a fait part de son envie de témoigner et de révéler son parcours. En attente de papiers depuis plusieurs années, elle a ressenti le besoin de partager les difficultés liées à son parcours, de dénoncer les injustices vécues par elle et par d’autres lors de leur arrivée en Belgique, dans les démarches administratives… dans l’attente interminable d’une réponse… positive ou négative.

Elle a dès lors préparé un dossier et nous a demandé de la soutenir pour rassembler des jeunes, des adultes, des chercheurs, et construire un projet ensemble pour toucher le plus grand nombre de citoyens.

Il s’agit ici d’un projet inattendu, pour lequel on a dû agir et rebondir rapidement. C’était l’été, et donc le bon moment pour mobiliser d’autres jeunes de manière intense, rapide et à court terme. 3 jeunes de 17 à 23 ans se sont alors réunies pour discuter de leur parcours qu’elles partagent et ont créé des questions pour solliciter les citoyens et préparer leurs propres témoignages, puis 5 jeunes de 12 à 16 ans se sont joints à elles pour les soutenir, être interrogés, et rencontrer des experts.

 

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Projet Parcours dé(t)rangers en vidéo

Le reportage “Belgique, comment ça va avec les étrangers? 

Parcours dé(t)rangers en vidéo

Soirée de diffusion et de débat à la Maison de la Laïcité de Saint-Nicolas le 17 mai 2019.

Le projet est lancé

Reportage

Ils sont partenaires du projet

Méthodologie du projet

Une méthodologie du décloisonnement

Pour asseoir ce travail de décloisonnement, la MJ s’appuie sur une méthodologie participative ancrée dans l’éducation populaire

Une relation horizontale : Le cadre mis en place permet de faire connaissance en se mettant à égalité, en considérant les propositions des jeunes et en adaptant les rencontres et échanges aux codes des jeunes. Cette posture envers les jeunes leur permet de se sentir reconnus, valorisés et responsables.

Partir du vécu : Il s’agit de permettre aux jeunes de libérer leur parole et de favoriser une construction collective des savoirs en partant du principe que chacun a des choses à raconter, des anecdotes, des expériences à partager. Ces savoirs expérientiels ne dépendent pas du capital culturel ou des savoirs des individus. Partir du vécu de chacun permet de libérer la parole et de partir de ce qui touche, affecte, met en colère, bouleverse ou étonne chacun.

Tous détenteur de savoirs / Complémentarité des savoirs : Favoriser la rencontre entre savoirs “savants” (intellectuel, universitaire) et savoirs expérientiels (vécus, émotions), entre savoirs “froids” et savoirs “chauds” pour s’enrichir mutuellement, questionner la place des connaissances et discours des scientifiques dans la société. Pour ouvrir vers d’autres possibles et développer les connaissances des jeunes, nous tentons d’aborder ces savoirs comme accessibles à tous et nécessaires pour nourrir nos débats et nos questionnements.

Du “je” au “nous tous et toutes” : La méthodologie des intelligences citoyennes de Majo Hansotte est utilisée à chaque fois que cela semble opportun. Il s’agit de prendre des décisions collectives une fois que chacun a pu se réapproprier les « connaissances » sur le sujet, décider ensemble de la meilleure proposition, celle qui semble juste pour tous et qui paraît être réalisable.

Tout est possible : Il est important de travailler l’imaginaire des jeunes, leur permettre d’être créatifs et subversifs : tout est possible ! Qu’est-ce qu’une MJ idéale, une société idéale ? Quels sont leurs rêves, leurs colères, les injustices qu’ils identifient (via une fresque, une animation avec des post-it,…)?

La force du collectif : C’est dans le collectif que l’on peut se transformer soi-même et transformer la société. Construire la mobilisation collective, l’interpellation dans l’espace public, les partenariats qui peuvent soutenir nos actions. Le fonctionnement d’un groupe n’est pas toujours évident et il s’agit pour l’équipe d’adapter ses approches, de comprendre les comportements des jeunes et leur fonctionnement afin d’éviter les frustrations, les incompréhensions.

Pour travailler la dimension interculturelle, plusieurs animateurs/trices des animations issues de la formation EPTO qui vise à promouvoir et développer la formation par les pairs auprès des jeunes en vue de lutter contre toute forme de discrimination.

Cette méthode de formation propose des animations et energizers sur l’identité, la culture, les discriminations…qui permettent d’expérimenter les 3 étapes de la démarche interculturelle :

  1. la décentration : prendre conscience de ses propres cadres de référence (identitaires et culturels)

  2. la prise de conscience des cadres de référence de l’Autre

  3. la négociation ou médiation qui permet de rencontrer l’Autre dans une relation égalitaire

La MJ utilise également différentes pratiques socio-artistiques pour permettre aux jeunes de s’exprimer, que ce soit le rap, la danse, la vidéo, arts plastiques (peinture – graff – sculpture), les installations…..

Objectifs